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ASSOCIATION FRANCE THYROÏDE
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31 août 2013

Témoignages sur le Blog

Afin d'optimiser notre démarche, Témoignez.

 

N'hésitez pas à nous envoyer vos témoignages anonyme ou non!

 

Nous nous engageons à respecter la confidentialité de votre identité.

 

Cordialement.

 

Louisette CHEBILI

Présidente

ASSOCIATION DA VINCI MODE PAPILLON

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29 août 2013

Même pour le simple envol d’un papillon, tout le ciel est nécessaire ( Paul CLAUDEL )

 

Contrairement à son rival américain électriquement alimenté, IBIS est pneumatique, le rendant significativement moins onéreux et capable de fournir l’information de retour de force aux chirurgiens.

 

Les ingénieurs qui développent ce robot espèrent produire une version opérationnelle dans les cinq ans à venir.

 

Les Américains ont crée le robot DA VINCI,

Les Japonais travaillent sur le robot IBIS,

A quand les Français sur le robot PROCRASTINATIS…

 

“On devrait toujours se voir comme des gens qui vont mourir le lendemain.

C’est ce temps qu’on croit avoir devant soi qui nous tue”.

(Elsa Triolet)

 

http://www.humanoides.fr/2013/07/26/promesses-japonaises-robot-medical/

 

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27 août 2013

Photos prises lors de l’inauguration du 03 avril 2013

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27 août 2013

Comment et pourquoi la chirurgie robotique ?

Une technologie de pointe

 

le système chirurgical Da Vinci

 

La voie d’abord se pratique dans le creux axillaire. La dissection se fait sur le plan superficiel jusqu’au niveau des muscles du cou. Elle consiste en une incision de 5 à 6 cm.

 

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Un écarteur est ensuite placé sous la peau

de manière à mettre en place les 4 bras du robot.

 

 

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Le chirurgien dirige ensuite le système Da Vinci, qui convertit le mouvement de ses mains en mouvements beaucoup plus fins et plus précis des petits instruments qui ont été placés à l’intérieur du corps du patient.

 

Ceux-ci sont manipulés dans les 3 plans de l’espace afin de réaliser l’exérèse de la glande thyroïde et la coagulation des vaisseaux est assurée par la technique d’ultracision.

La chirurgie est réalisée sous contrôle permanent de la vue grâce à l’optique 30 degrés qui permet cette vision 3D haute définition et une vue en gros plan.

 

 

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À qui s’adresse-t-elle ?

La chirurgie par robot de la glande thyroïde par voie axillaire ne s'applique pas à toutes les indications chirurgicales.

 

• La taille des nodules doit être inférieure ou égale à 5 cm.

• En cas de cancer, elle concerne les nodules entre 2 et 4 cm.

Elle est parfaitement adaptée pour les curages ; dans cette indication, son taux de complication étant très inférieur à la chirurgie traditionnelle.

• Elle dépend également de la morphologie du patient, elle est contre-indiquée chez  les patients obèses et/ou multi opérés (voie d’abord trop compliquée)

• Très récemment une équipe américaine a publié les premiers cas pour la maladie de Basedow avec de très bons résultats.

 

 

Les avantages de la chirurgie robotique sont nombreux :

 

• Précision accrue de l’acte chirurgical, plus grande dextérité et accès facilité pour le chirurgien. La chirurgie robotique thyroïdienne se pratique avec un optique Haute Définition et les images sont en 3 dimensions.

• Respect des structures anatomiques avoisinantes : glandes parathyroïdes (calcium ) et nerfs récurrents (nerfs moteurs des cordes vocales).

• Meilleur résultat esthétique grâce à la diminution de la taille de la cicatrice et sa voie dissimulée sous l’aisselle.

• Diminution des douleurs post-opératoires : le lieu de l’incision est à distance de la zone opérée, il n’y a pas de problème de déglutition liée à l’intervention cervicale.

• Reprise plus rapide de l’activité professionnelle

27 août 2013

GLOSSAIRE d’une profane pour les profanes

 

Affection

altération de la santé

 

Anticorps

Protéines qui défendent l’organisme en réagissant contre des substances étrangères

 

Anticorps anti-thyroïdiens

Anticorps attaquant la thyroïde.

 

Auto-anticorps

Protéines qui attaquent l’organisme en réagissant Par erreur contre des substances provenant de l’individu lui-même

 

Auto-immune

(cf. Maladie auto-immune)

 

Antithyroïdien de synthèse

médicament bloquant la production d’hormones thyroidiennes.

 

Bénin

non cancéreux

 

Biologie

(cf. Dosage biologique)

 

Cancer

prolifération anarchique et indéfinie de cellules conduisant à la destruction du tissu

 

Cancéreux

en rapport avec un cancer

 

Cellule

plus petite quantité de matière vivante structurée, douée de vie autonome et susceptible de se reproduire

 

Dosage biologique

Action de mesurer une substance vitale

 

Exophtalmie

état anormal de l’oeil qui sort légèrement de l’orbite

 

Glande

organe constitué de cellules capables de sécréter une substance (ex. : hormone)

 

Hormone

substance dotée d’une activité spécifique et produite par certaines catégories de glandes. Elle est transportée par le sang vers d’autres organes ou tissus au niveau desquels elle exerce son influence

 

Hormones thyroïdiennes

hormones produites par la glande thyroïde

 

Hyperfixation

état de la thyroïde qui, lors d’un examen par scintigraphie, fixera de façon importante le produit utilisé

 

Hypofixation

état de la thyroïde qui, lors d’un examen par scintigraphie, fixera peu le produit utilisé

 

Hypophyse

organe logé sous le cerveau, ayant de nombreuses influences sur l’organisme (notamment par l’intermédiaire de la thyroïde)

 

Hypothalamus

région du cerveau, ayant de nombreuses influences sur l’organisme (notamment par l’intermédiaire de l’hypophyse)

 

Immunité

ensemble des facteurs qui protègent l’organisme contre une agression

 

Inflammatoire

(cf. Inflammation)

 

Inflammation

ensemble des réactions locales de l’organisme face à une agression

 

 Iode

présent dans l’eau de mer, les végétaux marins, est nécessaire à la production des hormones thyroïdiennes

 

Iode radioactif

iode artificiellement radioactif, utilisé en scintigraphie pour son affinité pour la glande thyroïde

 

Maladie auto-immune

maladie liée à la présence d’auto-anticorps

 

Malin

(cf. Cancéreux)

 

Morphologie

étude de la structure d’un organe ou d’un être vivant

 

Morphologique

(cf. morphologie)

 

Pathologie

Maladie

 

Radiation

émission de rayonnement

 

Radioactivité

(cf. Radiation)

 

Sécréter

action par laquelle une cellule ou un tissu élabore une substance qui intervient ensuite dans le fonctionnement de l’organisme

 

Sécrétion

substance sécrétée (cf. Sécréter)

 

Signes cliniques

signes permettant au médecin de faire le diagnostic (par exemple la fièvre est un signe clinique)

 

Système immunitaire

(cf. Immunité)

 

Thyroïdite

inflammation de la glande thyroïde

 

T4 (ou thyroxine ou tétra-iodothyronine)

une des deux principales hormones thyroïdiennes

 

TRH (ou thyréolibérine)

substance produite par l’hypothalamus et stimulant l’hypophyse

 

TSH (ou hormone thyréotrope)

substance produite par l’hypophyse et stimulant la thyroïde

 

T3 (ou tri-iodothyronine)

une des deux principales hormones thyroïdiennes

 

Ultrason

vibration sonore de fréquence supérieure à 20 000 hertz

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27 août 2013

Démonstration comparative

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27 août 2013

Par qui cette chirurgie est elle pratiquée en France

Dans la chirurgie spécifique de la thyroïde, c’est le Docteur Patrick AIDAN qui est l’un des premiers à avoir développé cette technique.

A ce jour une centaine de patients ont été opérés par lui et les résultats de cette technique sont très prometteurs.

Ancien interne des Hôpitaux de Paris, ancien chef de clinique, il est diplômé en chirurgie robotique intuitive.

Il est enseignant "Proctor" en Chirurgie Robotique Thyroidienne et responsable des cours organisés à Paris (Ecole européenne de chirurgie) par INTUITIVE SURGICAL.

 

Actuellement plus de 50 robots sont installés en France (300 en  Europe, et 1 500 aux Etats-Unis). Plus de 200 000 procédures robotiques par an sont réalisées dans le monde toutes disciplines confondues. Pour la glande thyroïde, plus de 3000 interventions ont été effectuées avec succès (2000 en Corée du Sud).

 

Inconvénients :

 

• Coût du robot (2 M€) mais il peut être utilisé pour plusieurs disciplines chirurgicales l'utilisent

(urologie, gynécologie, chirurgie digestive....).

• Il nécessite une formation du chirurgien et de l'équipe médicale.

 

Conclusion

La chirurgie robotique est totalement adaptée à l’ablation de la glande thyroïde. Elle augmente la précision du geste afin de préserver au mieux les nerfs récurrents (conservation de la voix) et les glandes parathyroïdes (taux de calcium dans le sang). Les indications sont très précises et elle présente un avantage esthétique par l'absence de cicatrice cervicale.

 

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Né le 21 mai 1964
14 avenue du président Wilson
75116 Paris
Email : docteur@aidan.fr
Tél : +33(0)1 58 12 09 33
Hôpital Américain : +33(0)1 46 41 27 22
www.docteuraidan.fr

www.robot-thyroide.fr

CURSUS-TITRES

1983 : Baccalauréat D.

1985 : PCEM 1 Faculté Paris XII.

1990 : Nommé au Concours d’internat des Hôpitaux de Paris 79e en Chirurgie

1994 : Thèse de Docteur de Médecine.

1995 : Diplôme d’Étude Spécialisé en Oto-Rhino-Laryngologie.

1995 : Nommé Chef de Clinique Assistant des Hôpitaux de Paris.

1996 : Diplôme d’Étude Spécialisé Complémentaire en Chirurgie de la Face et du cou.

Président Fondateur Association Nationale des ORL en Formation

Médecin principal Hôpital Américain de Paris

2011 : Président de l'Association de Chirurgie Robotique de l'Hôpital Américain de Paris

 

FORMATION

1991 : Interne dans le service de Maladie Infectieuse. Pr Coulaud. Hôpital Bichat. Paris

1991 : Interne dans le service d’ORL Dr De Saint Maccary. Pontoise

1992 : Interne dans le service d’ORL du Pr Lacau Saint Guily. Cochin. Paris

1992 : Interne dans le service d’ORL du Pr Sterkers. Beaujon Clichy.

1993 : Interne dans le service d’ORL du Pr Soudant. Pitié salpêtrière. Paris

1993 : Interne dans le service d’ORL du Pr Narcy. Robert Debré. Paris.

1994 : Interne dans le service d’ORL du Pr Monteil. Saint Louis. Paris.

1994 : Interne dans le service de Chirurgie Maxillo-Faciale du Dr Deboise

1995-96: Interne dans le service d’ORL du Pr Tran Ba Huy. Lariboisiere. Paris.

1996-98 : Chef de Clinique Assistant dans le service du Pr O. Sterkers. Beaujon. Clichy.

Diplômé Faculté de Younsee Hospital (Seoul Corée) mai 2011 : Chirurgie robotique Thyroïdienne Pr WY Chung.

 

COMUNICATIONS RÉCENTES

Chirurgie Robotique thyroïdienne par voie transaxillaire :

Société Française d'endocrinologie à Deauville, 1er octobre 2010.

Faisabilité de thyroïdectomie par chirurgie Robotique assistée :

Congrès Français de Chirurgie au Palais des congrès Paris, 6 octobre 2010.

Voie transaxillaire : intérêt du Robot da Vinci pour les thyroïdectomies :

Congrès Français d'ORL au Palais des congrès Paris, 16 octobre 2010.

Démonstration opératoire d'une thyroïdectomie par voie axillaire :

Congrès de chirurgie robotique cervico-facial à Nîmes, 8 avril 2011.

Congrès de Chirurgie Robotique Hôpital Américain de Paris :

Thyroidectomie par voie axillaire avec Robot DAVINCI, 18 juin 2011.

Congrès annuel du Groupe Recherche en Thyroide Hôpital Cochin Paris :

Thyroidectomie par voie axillaire avec Robot DAVINCI, 15 mars 2012.

Master-Class Robotic thyroid Surgery :

Hôpital Américain de Paris, Live Surgery et coordinateur du cours, 16 juin 2012

Robotic Thyroid surgery Congress :

Younsee University de Corée du Sud Seoul, 18 septembre 2012

 

27 août 2013

Présentation du robot

 

Le Robot DA VINCI SI® a été créé au départ par l'armée américaine pour faire opérer des soldats sur le champ de bataille sans mettre la vie du chirurgien en jeu.

 

Avec la fin de la guerre froide, le projet a été racheté par une société privée qui l'a développé pour le monde médical.

 

Le principe est de pouvoir travailler dans les 3 plans de l'espace même quand le champ opératoire est très petit.

Trois bras peuvent être articulés autour d'un optique permettant une vision en 3D.

 

Le chirurgien articule les bras en dehors du patient, par l'intermédiaire de ses 3 doigts. À chaque mouvement de doigt correspond un mouvement du bras du robot sur le patient, contrôlé en permanence par l'optique.

 

Le Robot DA VINCI SI® peut être utilisé en ORL dans plusieurs indications.

 

Voie transaxillaire : elle permet l'abord de la loge cervicale médiane sans cicatrice au niveau du cou. Les thyroïdectomies peuvent être effectuées sans aucun délabrement cutané au niveau cervical.

 

CHIRURGIE DE LA GLANDE THYROIDE Apport de la robotique

 

Dans quels cas opérer ?

• Nodule thyroïdien (kyste unique sur la glande) : d’emblée pour un nodule à partir de 3 à 4 cm car le risque de cancer est estimé à 20 % pour les nodules de plus de 4 cm. Dans ce cas, on procède à l’ablation partielle de la glande où se trouve le nodule. Surtout si le patient est jeune ou présente des facteurs de risques de cancer thyroïdien.

 

• Goitre endothoracique (gros nodule dans le poumon) : Signes de compression trachéale (difficulté respiratoire), gène à la déglutition.

 

• Goitre multi-nodulaire (plusieurs kystes sur la glande) : lorsqu’il existe une suspicion de cancer (5 à 10 % des cas), des ponctions de nodules suspectes, des signes radiologiques à l’échographie, ou une augmentation de la taille des nodules.

 

• Hyperthyroïdie : lorsque le patient ne supporte pas les traitements anti-thyroïdiens ou l’iode radioactive, ou en cas de désir de grossesse.

 

• Cancer de la thyroïde : la thyroïdectomie totale s'effectue par la même voie d'abord, ainsi que les curages récurentiels.

 

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27 août 2013

Comparaison chirurgie classique et robotique

Les techniques chirurgicales

 

La chirurgie « classique »

 

Incision cervicale médiane, cette technique a valu au chirurgien Suisse, Emil Théodore Kocher, le PRIX NOBEL DE MÉDECINE en 1909 « pour ses travaux sur la physiologie, la pathologie et la chirurgie de la glande thyroïde ».

Depuis, très peu d’évolution ….

Technique parfaitement bien réglée, efficace mais qui implique une incision de 8 à 15 cm pouvant laisser une cicatrice visible à la base du cou.

La chirurgie classique limite la visibilité au sein des structures profondes du cou contenant les nerfs délicats.

 

Risques de complications :

 

• Baisse du calcium dans le sang transitoire (20 %), définitive (5 %).

• L’une des complications potentielles est la perte ou la modification de la voix transitoire (5 %), définitive (1 %).

 

La chirurgie robotique thyroïdienne, une procédure moins invasive :

 

De nombreux chirurgiens ont mis au point différentes techniques pour éviter une cicatrice disgracieuse du cou.

Il s'agit notamment de la chirurgie endoscopique de la thyroïde mais qui implique malgré tout une cicatrice cervicale de petite taille.

Un chirurgien coréen (Dr  WY Chung, Séoul) a mis au point une technique qui se pratique par voie axillaire.

Il semble en effet que dans la culture coréenne, la présence d'une cicatrice cervicale ne soit pas très bien acceptée.

C’est la raison pour laquelle il a  a développé une technique « dissimulée » qui a fait l’objet de nombreux articles depuis 2006.

 

Elle est maintenant parfaitement au point et la chirurgie robotique thyroïdienne est pratiquée en routine dans de nombreux pays (Corée du sud, USA, Brésil, Japon...).

Les risques de complications (changement de voix et baisse du calcium) existent avec ce type de chirurgie mais la vision en 3D et la précision du geste permettent une dissection plus précise surtout autour du nerf récurent et des glandes parathyroïdes.

27 août 2013

Fonctionnement et Dysfonctionnement de la thyroide

Qu’est ce que la thyroïde ?

• La thyroïde… c’est quoi ?

La thyroïde est une petite glande située à la base du cou, à l’endroit où se ferme le col de chemise. Elle peut être facilement palpée par un médecin, car elle est située juste sous la peau et les muscles du cou, et ne pèse que 10 à 20 g.

Elle est constituée de deux lobes ovales (droit et gauche) réunis par une partie centrale appelée l’isthme… d’où la comparaison à un papillon.

 

PETIT ORDRE DE GRANDEUR…

EN TEMPS NORMAL, LA TAILLE D’UN LOBE N’EST PAS PLUS LARGE QUE CELLE DE LA 2ÈME PHALANGE DE VOTRE POUCE !

 

• A quoi sert-elle ?

La thyroïde produit des hormones appelées communément T3 et T4 (T3 et T4 signifient la présence de 3 ou 4 atomes d’iode, composant indispensable des hormones thyroïdiennes).

Ces hormones sont transportées par le sang vers d’autres organes ou tissus au niveau desquels elles exercent leurs effets. Elles ont un rôle important dans le développement et la régulation des principales fonctions de l’organisme comme :

 

Le système nerveux

La température du corps

La consommation d’énergie

Le rythme du coeur

Le tube digestif

L’appareil génital ( fertilité )

 

La thyroïde agit également sur notre tonus, notre peau, nos cheveux, nos ongles.

 

• Comment fonctionne-t-elle ?

Les hormones thyroïdiennes sont synthétisées à partir d’un ingrédient essentiel : l’iode. C’est un oligoélément

que l’on trouve essentiellement dans notre alimentation.

 

un manque d’iode ou un excès (dû à des médicaments ou à des produits iodés)

peut provoquer des troubles thyroïdiens.

 

Il faut noter que les besoins en iode varient en fonction de l’âge ou de situations particulières comme la grossesse :

 

• 70 à 150 μg / jour enfant entre 1 et 14 ans

• 150 μg / jour adolescent et adulte

• 200 μg / jour grossesse et allaitement

 

Ainsi, la thyroïde capte l’iode disponible dans l’organisme pour produire les hormones T3 et T4.

 

Cependant, la thyroïde n’agit pas seule…

La sécrétion des hormones est régulée de telle façon que la quantité fabriquée réponde aux besoins de l’organisme.

Le fonctionnement de la thyroïde est ainsi régulé par 2 petits organes situés dans le cerveau : l’hypothalamus (qui sécrète la TRH) et un peu plus bas, l’hypophyse (qui sécrète la TSH) ; l’hypophyse transmet ses ordres à la thyroïde par l’intermédiaire de la TSH, soit en la stimulant, soit en la freinant. Les hormones thyroïdiennes régulent, en retour, le fonctionnement de ces 2 organes.

 

Quels sont les principaux problèmes de la thyroïde ?

Les anomalies thyroïdiennes sont d’une grande diversité :

 

• Certaines induisent une altération de la fabrication des hormones thyroïdiennes et s’explorent par des dosages sanguins.

• D’autres affections de la thyroïde sont relatives à la taille et/ou à la forme de la thyroïde et s’explorent donc par la palpation du cou, ou par les techniques d’imagerie médicale comme l’échographie, si nécessaire.

 

Pas d’inquiétude !

Ces différentes affections de la thyroïde sont parfois associées sans pour autant présenter un caractère de gravité.

Elles sont fréquentes et le plus souvent très bien soignées.

 

• Qu’est ce que l’hypothyroïdie ou l’hyperthyroïdie ?

 

Il s’agit de troubles concernant la production des hormones thyroïdiennes.

 

L’hypothyroïdie

Elle correspond à une situation où la thyroïde « s’endort » et ne produit pas assez d’hormones thyroïdiennes. Ce « trop peu » est la cause d’un ralentissement global des fonctions de l’organisme.

C’est de loin l’affection thyroïdienne la plus fréquente.

 

L’hyperthyroïdie

Au contraire, elle correspond à une situation où la thyroïde « s’emballe » (situation la moins fréquente) ; l’excès d’hormones fabriquées entraîne une accélération de la plupart des fonctions de l’organisme.

 

Effets de l’hypo et l’hyperthyroïdie sur l’organisme

 

Hypothyroïdie                                   Hyperthyroïdie

 ➡ Ralentissement                              ➡ Accélération

Le cœur Bat lentement                     Le cœur Bat rapidement

Prise de poids                                      Perte de poids

Constipation                                        Diarrhée

Crampes                                                Contraction plus rapide, faiblesse musculaire

Chute de cheveux                              Cheveux cassants

Frilosité                                                 Intolérance à la chaleur

Peau Sèche et pâle                              Peau Chaude et moite

Ralentissement avec trous

de mémoire, dépression                   Excitation, agressivité

Parfois troubles des règles               Arrêt des règles

Désir sexuel diminué                        Désir sexuel diminué

 

Qu’est ce qu’un goitre ou un nodule ?

Il s’agit de troubles dans la taille et/ou la forme de la thyroïde.

 

Goitre

Goitre signifie « grosse thyroïde », ce qui veut dire que tout volume thyroïdien supérieur au volume considéré comme normal (défini en fonction du sexe et de l’âge) correspond à un goitre.

On peut distinguer 3 sortes de goitres :

• Goitre sécrétant trop d’hormones thyroïdiennes, par exemple dans la maladie de Basedow et dans le nodule toxique (responsable d’hyperthyroïdie).

• Goitre sécrétant trop peu d’hormones thyroïdiennes, par exemple dans la thyroïdite d’Hashimoto (responsable d’hypothyroïdie).

• Goitre sécrétant ni trop, ni trop peu d’hormones thyroïdiennes :

le plus fréquent, qualifié de « goitre simple ».

 

Nodule

C’est une sorte de boule plus ou moins volumineuse pouvant aller jusqu’à 2 ou 3 cm, voire plus. Cette anomalie est très fréquente et le risque de son apparition augmente avec l’âge.

Comme dans la majorité des affections thyroïdiennes, la femme est plus touchée, surtout au-delà de la cinquantaine. Le nodule peut se trouver sur une thyroïde normale ou sur un goitre, on parlera alors de « goitre nodulaire » et, s’il y en a plusieurs, de « goitre multinodulaire ». Si un nodule sécrète trop d’hormones et échappe au contrôle de la TSH : on parle de « nodule toxique ».

 

Dans 90 à 95 % des cas, le nodule est bénin* et donc ne contient pas de cellules* cancéreuses. Dans 5 à 10 % des cas, il sera malin* (présence de cellules cancéreuses*). Il faut noter que le cancer* de la thyroïde est peu fréquent et fait partie des cancers qui se soignent, au même titre qu’une autre maladie.

 

• Mettre un nom sur quelques affections thyroïdiennes

La maladie de Basedow

Elle affecte plutôt les femmes jeunes. Cette maladie peut apparaître dans certains cas après un choc émotionnel (décès d’un proche, accident, etc…).

C’est une réaction du système de défense (système immunitaire) contre l’organisme, qui perçoit la thyroïde comme s’il s’agissait d’un corps étranger : il lutte contre elle en fabriquant des anticorps, les anticorps anti-thyroïdiens.

 

Elle est caractérisée par :

 

• Une hyperthyroïdie, due à une fabrication trop importante d’hormones thyroïdiennes, quelquefois associée à un goitre.

• Une atteinte des yeux éventuelle, qui semblent être projetés en avant : c’est l’exophtalmie.

 

La thyroïdite de Hashimoto

… du nom du médecin japonais qui l’a décrite en 1912. C’est une maladie auto-immune provoquée par le système

de défense de l’organisme. Cette réaction conduit à une diminution progressive du fonctionnement thyroïdien, induisant, dans la grande majorité des cas, une hypothyroïdie. A l’examen, on constate la présence d’un goitre, associé à des signes cliniques soit d’hyperthyroïdie, soit d’hypothyroïdie, ce qui rend son diagnostic difficile dans un premier temps. Puis l’hypothyroïdie s’installe progressivement et définitivement, avec son cortège

de signes cliniques spécifiques. La femme en période de ménopause est la première concernée par cette maladie.

 

La thyroïdite de De Quervain

Elle est due à une inflammation de la glande, probablement d’origine virale. Elle apparaît spontanément pour disparaître comme elle est apparue au bout de deux ou trois mois.

 

Elle se manifeste par :

• Des douleurs plus ou moins intenses au niveau du cou.

• De la fièvre.

• Des signes d’hyperthyroïdie.

• Une fatigue générale.

 

Comment prendre en charge un problème thyroïdien ?

 

• Quels sont les examens possibles pour le diagnostic ?

 

La consultation chez le médecin

Pour établir un diagnostic, le médecin a besoin de connaitre un certain nombre de renseignements :

 

° Renseignements personnels

- les maladies que vous avez eues,

- les médicaments que vous prenez,

- les examens radiologiques que vous avez subis…

 

• D’éventuels antécédents familiaux (certains membres de votre famille ont-ils eu des affections thyroïdiennes ? Quelle est l’origine géographique de votre famille ?…).

 

Le médecin va ensuite palper votre thyroïde, pour apprécier :

 

• Sa consistance : ferme, dure.

• Sa sensibilité : douloureuse ou indolore à la palpation.

• Ses contours : réguliers ou non.

 

• La présence ou non de nodule. Il peut ensuite, si besoin, prescrire un certain nombre d’examens

complémentaires.

 

Le dosage hormonal

Il est réalisé à partir d’une simple prise de sang. Il permet le dosage de la TSH (hormone secrétée par l’hypophyse), et renseigne sur le fonctionnement de la glande thyroïde : ce dosage est souvent suffisant pour établir un diagnostic. Une valeur élevée par rapport à la normale est révélatrice d’une hypothyroïdie, à l’opposé une valeur

inférieure à celle de la normale est au contraire évocatrice d’une hyperthyroïdie. Quelquefois, le dosage de la T4 et/ou de la T3 permet de confirmer le diagnostic. D’autres dosages plus spécifiques peuvent être demandés

par le médecin. Pour comparer au fil du temps ces différents dosages biologiques entre eux, il est recommandé de les réaliser dans le même laboratoire d’analyses médicales.

 

Echographie

Quelquefois, en complément de la biologie, le médecin peut prescrire ou réaliser lui-même une échographie

thyroïdienne. Cet examen totalement indolore, basé sur le principe des ultrasons (largement utilisé durant la grossesse), renseigne sur :

 

• La taille de la thyroïde (taille normale ou augmentée).

• Sa consistance.

• La présence de nodules…

 

Tout comme la biologie, pour comparer au fil du temps les images thyroïdiennes obtenues et permettre ainsi un suivi, il est conseillé de faire réaliser les échographies avec le même appareil et par le même médecin.

 

Cytoponction

Il s’agit d’une petite piqûre dans la glande thyroïde qui permet au médecin de prélever des cellules et d’établir un diagnostic précis en cas de nodules. Cet examen permet de renseigner sur le caractère malin ou bénin des cellules prélevées, et d’éviter, dans une grande majorité des cas, une intervention chirurgicale inutile. L’aiguille utilisée est extrêmement fine, la ponction est généralement indolore.

 

Scintigraphie

Le principe de cet examen est basé sur la capacité de la glande thyroïde à absorber l’iode un peu comme une éponge absorbe l’eau. L’idée est de faire ingérer de l’iode radioactif (sans danger pour la santé) qui est rapidement absorbé par la thyroïde. En promenant sur celle-ci une caméra qui enregistre la radioactivité, on obtient une image thyroïdienne.

 

L’image peut montrer des zones d’hypofixation révélant l’incapacité à fixer le produit radioactif et donc à fabriquer de l’hormone thyroïdienne, ou à l’opposé des zones d’hyperfixation :

 

c’est le cas des nodules toxiques.

 

La performance de l’échographie et les renseignements apportés par la cytoponction font de la scintigraphie

un examen de moins en moins utilisé. Toutefois, elle peut être, dans certains cas, un examen complémentaire indispensable.

 

• Quels sont les traitements disponibles ?

Le traitement proposé dépendra évidemment du diagnostic du médecin. A l’heure actuelle, les moyens thérapeutiques dont il dispose sont les suivants :

 

Médicaments

• En cas d’hypothyroïdie et pour suppléer à un déficit en hormones thyroïdiennes, un traitement par hormones thyroïdiennes peut être instauré ; ces hormones prescrites sont d’origine synthétique (chimique).

 

Le traitement par hormones thyroïdiennes en pratique

A quel moment de la journée prendre son traitement ?

Il est recommandé de prendre son traitement à heure fixe, de préférence le matin à jeun

(20 à 30 minutes avant les repas pour garantir une absorption intestinale optimale).

En cas d’oubli, que faire ?

Un oubli ponctuel de la prise n’a pas de conséquences. Il faut reprendre normalement le traitement le lendemain : pas de double prise.

 

Quand peut-on juger de l’efficacité du traitement ?

L’efficacité du traitement apparaît après un laps de temps variable de 15 jours à 1 mois. L’ensemble des signes cliniques* disparaît en moyenne dans les 6 mois en fonction de l’ancienneté et de l’importance de l’hypothyroïdie.

 

Que faire en cas de grossesse ou d’allaitement ?

Il n’y a pas de contre-indications à un traitement par hormones thyroïdiennes.

Ce traitement vise à rétablir des taux normaux d’hormones dans l’organisme.

Pendant la grossesse, une augmentation des doses est souvent nécessaire.

Une hypothyroïdie non correctement traitée pendant la grossesse peut avoir des conséquences sur le développement du foetus. Si vous avez un traitement par hormones thyroïdiennes, contacter votre médecin dès

le diagnostic de grossesse.

 

Quels sont les médicaments pouvant interagir avec ce traitement ?

Certains médicaments comme les sels de fer (traitement de l’anémie),

sels de calcium ou les pansements gastriques peuvent diminuer l’absorption du traitement quand ils sont pris en même temps que celui-ci. Il est recommandé de respecter au moins un délai de 2 heures entre la prise d’hormones et ces différents traitements. D’une manière générale, signalez à votre médecin traitant la prise de tout nouveau traitement en plus de votre traitement par hormones thyroïdiennes.

 

• En cas d’excès de production, les médicaments utilisés sont les anti-thyroïdiens de synthèse, qui bloquent la synthèse des hormones thyroïdiennes.

 

Iode radioactif

Le traitement par l’iode radioactif repose sur le fait que la thyroïde a besoin d’iode pour synthétiser les hormones thyroïdiennes. C’est d’ailleurs la seule partie du corps capable de capter et retenir l’iode. Lors du traitement, l’iode

radioactif va s’accumuler dans les cellules et y rester assez longtemps pour irradier la glande et ainsi ralentir sa production. L’iode radioactif peut aussi être utilisée pour détruire une partie de la thyroïde (dans ce cas, la quantité

utilisée ne sera pas la même).

 

Chirurgie

Elle consiste en l’ablation d’une partie ou de la totalité de la thyroïde.

 

Il est possible de vivre normalement sans glande thyroïde !

Il suffit simplement de remplacer les hormones que la glande aurait normalement dû fabriquer par un traitement par hormones thyroïdiennes.

 

Surveillance

Dans certains cas, la mise en place d’un traitement n’est pas nécessaire et le médecin peut être amené à vous proposer un simple suivi régulier.

 

• Quel est l’objectif du traitement ?

 

Quelle attitude thérapeutique ?

 

Dans le cas d’une hypothyroïdie

L’objectif est de remplacer la quantité d’hormones manquantes en prenant tous les jours une quantité d’hormones complémentaires pour retrouver un équilibre hormonal.

 

Dans le cas d’une hyperthyroïdie

L’objectif est de ramener à la normale la surproduction d’hormones thyroïdiennes.

 

Les traitements dont dispose le médecin sont :

• Dans un premier temps, des médicaments, les antithyroïdiens de synthèse, qui doivent être prescrits durant 18 mois au moins.

• Puis, si ce traitement n’est pas suffisant et/ou selon les cas, le médecin peut opter pour un traitement chirurgical ou l’utilisation d’iode radioactif.

 

Dans le cas d’un nodule

Dans le cas d’un nodule bénin, 3 attitudes sont possibles :

• Soit une surveillance échographique annuelle.

• Soit la prescription d’un traitement par hormones thyroïdiennes qui a pour objectif de faire diminuer la taille du nodule ou d’éviter qu’il augmente de volume.

• Soit, plus rarement, un traitement chirurgical.

 

Si la cytoponction met en évidence un caractère malin, l’acte chirurgical sera alors préconisé.

 

Cas du nodule toxique :

Un autre type de nodule est appelé « toxique », lorsqu’il échappe au contrôle de la TSH, que son fonctionnement s’emballe et qu’il entraine la fabrication d’une quantité trop importante d’hormones responsables d’hyperthyroïdie.

Le traitement réside essentiellement dans un acte chirurgical, ou, si l’âge ne le permet pas, dans l’utilisation d’iode radioactif. L’objectif de ces traitements radicaux est d’éviter les problèmes cardiaques liés à l’hyperthyroïdie.

 

Dans le cas d’un goitre

Différentes attitudes sont possibles selon le type de goitre :

• Surveillance régulière.

• Prise d’hormones thyroïdiennes.

• Chirurgie (notamment en cas de gêne importante causée par un goitre trop volumineux ou plongeant dans la cage thoracique).

 

La thyroïde : un organe sous influences… En pratique, quels conseils pour la thyroïde ?

Il n’est pas nécessaire de se préoccuper de sa thyroïde au quotidien. En effet, bien que les dérèglements de la thyroïde soient fréquents, la majorité des troubles sont bénins et aisément pris en charge. Ces quelques conseils sont donnés à titre indicatif, ils ne remplacent en aucun cas l'avis de votre médecin. Pour toute information,

demandez conseil à votre médecin ou votre pharmacien.

 

L’alimentation peut-elle influer sur le fonctionnement de la thyroïde ?

• Certains oligoéléments retrouvés essentiellement dans l’alimentation tels que l’iode et le sélénium sont indispensables pour un bon fonctionnement thyroïdien.

• Certaines substances chimiques d’origine naturelle (contenues dans certains aliments) ou industrielle peuvent influer sur la thyroïde :

- les flavonoïdes (trouvées dans certains fruits, légumes ou graines tels que le millet,

le sorgho, le soja ou l’arachide) particulièrement en cas d’apports iodés et protéiques faibles et d’alimentation peu

diversifiée, certains agents chimiques retrouvés dans l’alimentation (pesticides, PBB et PCB, phtalates, dérivés phénoliques).

Il est donc important d’équilibrer son alimentation.

• En quantité : une malnutrition pouvant entraver le fonctionnement thyroïdien.

• En qualité :

- s’assurer d’apports suffisants énergétiques et protéiques,

- garantir un apport suffisant en iode, sans pour autant tomber dans l’excès,

- préférer la diversification alimentaire et éviter la consommation trop excessive de certains aliments comme le soja.

 

• Le tabac peut-il être néfaste pour la thyroïde ?

Les risques cardiovasculaires et cancérigènes du tabac sont bien connus, mais il existe également des effets thyroïdiens, liés à la présence de nicotine, thiocyanate et pyridines. Le tabagisme affecte la thyroïde en induisant

une augmentation de volume de la thyroïde. C’est également l’un des facteurs de risque de la « maladie de Basedow », évoquée précédemment.

D’autre part, fumer pendant la grossesse peut entraîner des répercussions thyroïdiennes, à la fois pour la mère et l’enfant, qui est sensible au tabagisme passif.

 

L’arrêt du tabac est donc recommandé.

 

• Les médicaments peuvent-ils avoir des conséquences sur la fonction thyroïdienne ?

Certains médicaments peuvent avoir une influence sur le fonctionnement thyroïdien et justifier une surveillance

particulière de la thyroïde avant et pendant le traitement. Parmi ceux-ci, on retrouve certains produits riches en iode, certaines thérapies ciblées (utilisées dans certains traitements anti-cancéreux) …

 

Prévenir son médecin de tout nouveau traitement et lui demander conseil

au moindre doute.

 

• Le stress a-t-il des conséquences sur la thyroïde ?

Le stress peut exercer une influence sur le système immunitaire. Ainsi, certaines maladies dites auto-immunes

sont souvent précédées par un stress important. Parmi ces maladies, l’apparition d’une maladie de Basedow

est souvent précédée par des événements de vie stressants.

 

• En cas de traitement par hormones thyroïdiennes, y a-t-il des précautions particulières à prendre ?

L’équilibre thyroïdien est fragile, il est conseillé de suivre certaines règles pour le préserver :

• Respecter les doses prescrites.

• Prendre son traitement à heure fixe au cours de la journée, pour ne pas oublier la prise.

• Ne pas arrêter le traitement si l’on se sent mieux.

• Faire attention aux autres prises médicamenteuses qui peuvent interagir sur l’efficacité du traitement.

• Connaître les signes de déséquilibre.

 

• Quelles sont les étapes de la vie au cours desquelles la vigilance doit être accrûe ?

Les troubles thyroïdiens peuvent être observés à toutes les étapes de la vie. Cependant, certaines périodes sont plus propices à la survenue de dysfonctionnement thyroïdien et nécessitent une vigilance particulière :

 

A l’adolescence

La thyroïde est particulièrement sollicitée au moment de la puberté. Plus que jamais, les hormones thyroïdiennes sont essentielles à la croissance et à la maturation sexuelle. Il faut être vigilant et prêter attention à la croissance, aux altérations du caractère, au retard pubertaire, aux difficultés scolaires et à une augmentation de volume de la glande (goitre), pouvant apparaître chez l’adolescent.

 

Lors de la grossesse

La grossesse représente une épreuve pour la thyroïde ; en effet, cette dernière doit fonctionner de manière plus intense, notamment pour fournir au fœtus les hormones thyroïdiennes nécessaires à son développement. Les besoins en iode sont ainsi augmentés et un apport suffisant par l’alimentation est nécessaire.

Dans l’année qui suit l’accouchement, des maladies thyroïdiennes peuvent apparaître. La surveillance doit donc être accrue pendant cette période. En cas de difficultés à obtenir ou à mener à bien une grossesse, il faut également penser à un problème thyroïdien.

 

Chez les seniors

Comme tous les organes, la thyroïde vieillit et les troubles deviennent plus fréquents avec l’âge chez l’homme comme chez la femme. La vigilance doit être plus grande car les manifestations d’hyperthyroïdie ou d’hypothyroïdie sont parfois discrètes ou trompeuses et peuvent être mises à tort sur le compte du vieillissement.

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